- Publié le 4 novembre 2026
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Le microbiome cutané de Georges Clemenceau (1929) reconstitué ?
Le LAAB, en collaboration avec le CEA (Paris-Saclay, site Bagnols-sur-Cèze) et Les Monuments Nationaux, a réalisé l'étude en protéomique d'une éponge de bain ayant été utilisée par Georges Clemenceau, et a obtenu des résultats inédits sur son état de santé et son environnement.
le 4 novembre 2026
UFR Simone Veil - santé
L'analyse paléoprotéomique d'une éponge de bain ayant appartenu à Georges Clemenceau, conservée dans sa maison de Saint-Vincent-sur-Jard (Les Monuments Nationaux), réalisée par le LAAB et le CEA (site Bagnols-sur-Cèze), explore la possibilité de reconstituer le microbiome cutané d'un personnage historique à partir d'un objet personnel conservé en contexte muséal.
Grâce à la spectrométrie de masse à haute résolution et à une stratégie de protéotypage en cascade, plusieurs micro-organismes ont été identifiés, dominés par des bactéries environnementales du genre Pseudomonas et des champignons opportunistes tels qu'Aspergillus et Exophiala. Des traces d'Escherichia coli, de protéines humaines, d'organismes marins et de plantes ont également été détectées.
Globalement, les résultats suggèrent que l'éponge ne reflète pas fidèlement le microbiome cutané stable de Clemenceau, car les micro-organismes typiquement associés à la peau humaine sont absents, probablement en raison de biais taphonomiques et de phénomènes de conservation. Au contraire, l'objet apparaît comme un microenvironnement complexe ayant accumulé des contaminations au fil du temps, liées à l'humidité, à l'environnement domestique et côtier, ainsi qu'aux conditions d'utilisation et de stockage. La présence de micro-organismes opportunistes, notamment Exophiala sideris, suggère tout de même un risque potentiel d'infections cutanées chez une personne âgée diabétique.
Cette étude démontre ainsi que les objets du quotidien peuvent constituer des archives biologiques uniques pour la paléopathologie, non pas pour reconstituer précisément un microbiote individuel, mais pour documenter les pratiques d'hygiène dermatologique, les environnements microbiens et les risques infectieux associés aux objets réutilisables et humides au début du XXe siècle.
Lien direct vers l'article original : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0003450926001690
Grâce à la spectrométrie de masse à haute résolution et à une stratégie de protéotypage en cascade, plusieurs micro-organismes ont été identifiés, dominés par des bactéries environnementales du genre Pseudomonas et des champignons opportunistes tels qu'Aspergillus et Exophiala. Des traces d'Escherichia coli, de protéines humaines, d'organismes marins et de plantes ont également été détectées.
Globalement, les résultats suggèrent que l'éponge ne reflète pas fidèlement le microbiome cutané stable de Clemenceau, car les micro-organismes typiquement associés à la peau humaine sont absents, probablement en raison de biais taphonomiques et de phénomènes de conservation. Au contraire, l'objet apparaît comme un microenvironnement complexe ayant accumulé des contaminations au fil du temps, liées à l'humidité, à l'environnement domestique et côtier, ainsi qu'aux conditions d'utilisation et de stockage. La présence de micro-organismes opportunistes, notamment Exophiala sideris, suggère tout de même un risque potentiel d'infections cutanées chez une personne âgée diabétique.
Cette étude démontre ainsi que les objets du quotidien peuvent constituer des archives biologiques uniques pour la paléopathologie, non pas pour reconstituer précisément un microbiote individuel, mais pour documenter les pratiques d'hygiène dermatologique, les environnements microbiens et les risques infectieux associés aux objets réutilisables et humides au début du XXe siècle.
Lien direct vers l'article original : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0003450926001690