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- Mis à jour le 30 juin 2026
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Chaire Unesco « Anthropologie, Archéologie, Histoire de l’esclavage transatlantique »
Cette chaire interdisciplinaire vise à mieux décrire, analyser et comprendre la réalité de la traite transatlantique des esclaves (1504 – 19e siècle). En mutualisant les approches (archéologie, anthropologie – physique et sociale -, histoire), en réalisant des études pilotes et inédites sur le terrain (lieux de rapt / transport / concentration / tri / embarquement / débarquement / vente / exploitation / inhumation tout le long des trajectoires de la traite : Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Cameroun, Ste Hélène, Haïti, Antilles françaises, Guyane, Brésil), en diffusant le résultat de ces études par des articles scientifiques, des séminaires ouverts, des conférences et des documentaires, cette chaire permettra de mieux connaître la réalité et l’importance de l’esclavage transatlantique pendant les 4 siècles de son existence : en confrontant les sources historiques et biologiques, il deviendra possible de préciser la démographie réelle du phénomène, les zones géographiques exactes de prise des esclaves, leurs conditions de subsistance et de survie. Dans une période de défis éducatifs, environnementaux, de cohésion sociale et technologiques, il apparaît essentiel de sauvegarder les traces de la traite transatlantique et de transmettre ce témoignage aux jeunes générations : c’est ce à quoi compte s’employer cette chaire Unesco.
Cette chaire vise à éclairer, par la réalisation d’études ciblées, innovantes et à large échelle, par les échanges interdisciplinaires et les dialogues entre chercheurs sur les deux rives de l’Atlantique, à la fois la réalité des racines de l’esclavage mais aussi la matérialité des conditions de (sur)vie tout le long de cette trajectoire, et enfin les conséquences actuelles de ce qui constitue le plus important déplacement de population de l’histoire de l’humanité. Pour aboutir à des résultats fiables et pertinents, une triple approche sera nécessaire : anthropologique (sociale et physique, y compris biologique : génétique et paléopathologie), archéologique (y compris funéraire, avec fouilles nouvelles, reprise d’étude de matériel ancien, et identification/préservation de sites) et historique (travaux inédits sur des textes, archives, récits, chroniques, inventaires couvrant la période de l’esclavage transatlantique et principalement les 17e-19e siècles).
Que reste-t-il de la cicatrice de l’esclavage transatlantique, sur les deux rives de l’océan ? Quelles en sont les conséquences encore visibles tant sur le plan biologique (anthropologie physique) qu’immatériel (anthropologie sociale) ? Tant pour les communautés d’origine que pour les afro-descendantes que représente la mémoire de l’esclavage pour les sociétés contemporaines ? Quels processus cicatriciels et mémoriels ont été mis en place de façon consciente et/ou inconsciente dans cette transmission intergénérationnelle du traumatisme de la traite ? On cherchera à comprendre comment le souvenir de la traite est entretenu au sein de rituels et de cérémonies au sein des cultures du vaudou (béninois et haïtien), Bamiléké et Bamoun (Cameroun), Baoulé (Côte d’Ivoire), candomblé/macumba/spirite (Brésil). En Haïti spécifiquement, on s’intéressera à la réalité du phénomène de la zombification qui reproduit à l’échelle individuelle et ciblée, une nouvelle forme d’esclavage médiée par la sorcellerie et les drogues (en collaboration avec Erol Josué, Bureau National d’Ethnologie de Port-au-Prince). Sur le plan juridique, sur 3 terrains différents (Brésil, Colombie et Cameroun), on s’intéressera à la problématique de la restitution des objets liés à la traite négrière, mais aussi au droit des communautés et aux appropriations collectives (avec Mélanie Clément-Fontaine, Laboratoire DANTE, UVSQ).
Quelles ont été les conditions réelles de rapt, concentration, déplacement, tri, transport, vente, dispersion et survie des esclaves depuis les territoires d’origine jusqu’aux zones transatlantiques ? L’archéologie peut permettre de préciser de nombreux aspects de cette histoire sociale et économique. Ainsi, plusieurs campagnes de fouilles archéologiques permettront d’éclairer d’un jour nouveau chacune de ces étapes cruciales, en mettant en jeu des approches interdisciplinaires et en faisant dialoguer les résultats obtenus :
Que peut apporter le dépouillement et la compilation des données autour de l’esclavage issues des archives (Déclaration des esclaves venus en métropole, Journaux de bord des bateaux négriers, Minutier central des notaires de Paris sur les marchés de vente / listes d’esclaves / plans des plantations indiquant le positionnement et la surface des casemates d’habitation et du cimetière), des gazettes (mouvements des navires, quantités d’esclaves embarqués/débarqués), des récits de voyage, de la littérature (Voltaire, Malesherbes, Olympe de Gouges, Germaine de Staël, Condorcet, la duchesse de Duras, Rousseau, Raynal, Aphra Behn, Picquenard, Montesquieu, Diderot, Labat, etc.) et des correspondances (16e-19e siècles) ? Par la réalisation d’inventaires et d’analyses à large échelle sur ces sources diverses, on essaiera de préciser la réalité tant démographique que géographique des vagues successives de la traite négrière transatlantique.
Ces travaux seront portés par un séminaire annuel d’étude dirigé par Valérie André (Université
Libre de Bruxelles & Académie Royale de Belgique), et des analyses portées par les Archives Nationales et la Bibliothèque Nationale de France (Paris), en lien avec Trans-Atlantic Slave Trade - Database (https://www.slavevoyages.org) hébergé par Rice University, Houston, USA.
Les contextes chrono-culturels de l’esclavage transsaharien arabo-musulman et de l’océan Indien ne font pas partie de l’emprise de cette chaire, mais pourront y être intégré à l’occasion de son renouvellement au-delà du premier quadriennal (>2029).
Il n’est pas prévu de créer un diplôme ex-nihilo autour du thème de la chaire, mais de faire de celle-ci le thème majeur de diplômes déjà existants au sein des universités partenaires (archéologie, histoire, littérature, droit, anthropologie, biologie & médecine), : Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) / Paris-Saclay (France), Université Libre de Bruxelles (ULB) (Belgique), Université d’Abomey-Calavi (Bénin), Université Félix Houphouët Boigny, Abidjan (Côte d’Ivoire), Université Fédérale de Rio de Janeiro (Brésil) et Federal University of Espirito Santo, Department of Social Medicine. Vitoria (Brésil).
Nous chercherons à intégrer d’autres partenaires au cours du développement de cette chaire, dont la présence nous semble indispensable, à commencer par les Archives Nationales d’Outre-Mer (ANOM, Aix-en-Provence) et la communauté des enseignants/chercheurs et des conservateurs des sites historiques du Sénégal (Gorée principalement, mais aussi les sites décrits par le professeur Mbay Guèye dans Sites liés à la traite négrière et à l’esclavage en Sénégambie. Pour un tourisme de mémoire. Paris, Unesco, 2005).
A l’échelle régionale et mondiale, des liens seront faits avec les institutions en charge de la recherche et du souvenir autour de la traite négrière transatlantique : Maison des esclaves de l’île de Gorée (Sénégal), Mémorial ACTe (Guadeloupe), Musée & Mémorial de l’abolition de l’esclavage (Nantes, France).
A l’échelle locale, nationale et mondiale, des interventions dans les classes (primaire & secondaire) et lieux d’éducation seront organisées dans les pays partenaires (Bénin, Côte d’Ivoire, Cameroun, Ghana, Ile de Sainte-Hélène, Haïti et France : Antilles & Guyane) ; le réseau des Instituts Français / Alliances Françaises et la Région Ile-de-France constitueront un appui réel. Des relais politiques (présentation des résultats devant des commissions ministérielles et parlementaires) seront mis en place pour un apport direct et concret aux instances d’état dans les pays partenaires.
A l’échelle internationale, un colloque scientifique interdisciplinaire sera organisé à l’Unesco en cours de 4e année (2029), ainsi qu’une exposition originale (itinérante avec point de départ : Musée d’Anthropologie de Monaco) et un remodelage de l’exposition/archéocapsule « Archéologie de l’esclavage » de l’INRAP avec itinérance française et francophone.
Contexte et analyse
L’esclavage transatlantique, qui s’est mis en place pendant plus de 4 siècles (1504-1848), est essentiellement connu par les sources historiques et archivistiques. Si l’archéologie de l’esclavage s’est développée depuis une quinzaine d’années (cf. L’archéologie de l’esclavage colonial, op. cit.), la confrontation des données globales reste encore marginale, et l’implication des sciences biologiques n’est quasiment jamais mise en pratique. Les informations sont encore rares et douteuses sur la réalité démographique de cette déportation massive de populations (quantification globale et classes d’âges par périodes successives), mais aussi sur la topographie des zones de rapt (classiquement Afrique de l’Ouest dite « côte des esclaves », Afrique centrale et côtes de l’Afrique de l’est / Madagascar).Cette chaire vise à éclairer, par la réalisation d’études ciblées, innovantes et à large échelle, par les échanges interdisciplinaires et les dialogues entre chercheurs sur les deux rives de l’Atlantique, à la fois la réalité des racines de l’esclavage mais aussi la matérialité des conditions de (sur)vie tout le long de cette trajectoire, et enfin les conséquences actuelles de ce qui constitue le plus important déplacement de population de l’histoire de l’humanité. Pour aboutir à des résultats fiables et pertinents, une triple approche sera nécessaire : anthropologique (sociale et physique, y compris biologique : génétique et paléopathologie), archéologique (y compris funéraire, avec fouilles nouvelles, reprise d’étude de matériel ancien, et identification/préservation de sites) et historique (travaux inédits sur des textes, archives, récits, chroniques, inventaires couvrant la période de l’esclavage transatlantique et principalement les 17e-19e siècles).
Objectif
- Préciser, par des fouilles archéologiques ciblées et des analyses archivistiques/historiques, la réalité du commerce des esclaves (prise / transport / concentration / tri / transport / vente / dispersion), et de leurs conditions de subsistance.
- Préciser, par les études en biologie moléculaire, sur échantillons squelettiques multisites, la réalité géographique des zones de prises d’esclaves en Afrique.
- Préciser, par les enquêtes anthropologiques de terrain, les conséquences sociétales des cicatrices de l’esclavage sur les deux rives de l’Atlantique (Afrique sub-saharienne, Amérique, monde afro-caribéen).
- Diffuser le savoir issu de ces données nouvelles, transmettre aux jeunes générations et au grand-public la réalité de la traite transatlantique à des fins éducatives et de stimulation de cohésion sociale et Nord-Sud-Sud.
Axes de recherche
Axe #1 Anthropologie
Que reste-t-il de la cicatrice de l’esclavage transatlantique, sur les deux rives de l’océan ? Quelles en sont les conséquences encore visibles tant sur le plan biologique (anthropologie physique) qu’immatériel (anthropologie sociale) ? Tant pour les communautés d’origine que pour les afro-descendantes que représente la mémoire de l’esclavage pour les sociétés contemporaines ? Quels processus cicatriciels et mémoriels ont été mis en place de façon consciente et/ou inconsciente dans cette transmission intergénérationnelle du traumatisme de la traite ? On cherchera à comprendre comment le souvenir de la traite est entretenu au sein de rituels et de cérémonies au sein des cultures du vaudou (béninois et haïtien), Bamiléké et Bamoun (Cameroun), Baoulé (Côte d’Ivoire), candomblé/macumba/spirite (Brésil). En Haïti spécifiquement, on s’intéressera à la réalité du phénomène de la zombification qui reproduit à l’échelle individuelle et ciblée, une nouvelle forme d’esclavage médiée par la sorcellerie et les drogues (en collaboration avec Erol Josué, Bureau National d’Ethnologie de Port-au-Prince). Sur le plan juridique, sur 3 terrains différents (Brésil, Colombie et Cameroun), on s’intéressera à la problématique de la restitution des objets liés à la traite négrière, mais aussi au droit des communautés et aux appropriations collectives (avec Mélanie Clément-Fontaine, Laboratoire DANTE, UVSQ).
Axe #2 Archéologie
Quelles ont été les conditions réelles de rapt, concentration, déplacement, tri, transport, vente, dispersion et survie des esclaves depuis les territoires d’origine jusqu’aux zones transatlantiques ? L’archéologie peut permettre de préciser de nombreux aspects de cette histoire sociale et économique. Ainsi, plusieurs campagnes de fouilles archéologiques permettront d’éclairer d’un jour nouveau chacune de ces étapes cruciales, en mettant en jeu des approches interdisciplinaires et en faisant dialoguer les résultats obtenus :
- Marché aux esclaves de Dondon, Haïti (en collaboration avec Erol Josué, Bureau National d’Ethnologie de Port-au-Prince)
- Grottes de refuge d’esclaves marrons, chaîne des Matheux, Haïti (en collaboration avec Erol Josué, Bureau National d’Ethnologie de Port-au-Prince)
- Case de Tobie, l’esclave de l’empereur Napoléon Ier, ile de Sainte Hélène (en collaboration avec Michel Dancoisne-Martineau, Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères)
- Sites de traite négrière de Porto-Novo, Abomey et Ouidah, Bénin (en collaboration avec Didier N’Dah, Université d’Abomey-Calavi)
- Sites de traite négrière de Kanga Nianzé (Tiessalé), Assinie, Jacqueville, Grand Lalou et Sassandra, Côte d’Ivoire (en collaboration avec Hélène Timpoko Kienon-Kaboré, Université Félix Houphouët Boigny)
- Sites des marchés aux esclaves de Saakpuli et Salaga (17e siècle), du camp d’esclaves de Pikworo, de la rivière des esclaves de Assin Manso, et des plantations danoises, Ghana (en collaboration avec Pearl Lamptey, Department of Archaeology and Heritage Studies, University of Ghana)
- Ossuaire de la route des esclaves de Ouidah, Bénin (en collaboration avec Didier N’Dah, Département d’archéologie, Université d’Abomey-Calavi)
- Ossuaire de pretos novos de Valongo, Rio de Janeiro, Brésil (en collaboration avec Andrea Lessa Pinto, Musée National / Université Fédérale de Rio de Janeiro & Patricia Deps, Université de Vitoria, Espirito Santo). Il faisait partie du complexe esclavagiste de Valongo, le plus grand des Amériques, et était destiné à déposer les corps des Africains récemment arrivés dans la ville, décédés avant d'être vendus sur le marché de Valongo. C'est le seul cimetière de ce type connu actuellement dans le monde. L’espace funéraire est constitué de milliers d’os et de dents fragmentés, dont beaucoup ont subi une altération thermique.
- Cimetière de Manguinhos, nord de l’état de Rio de Janeiro, Brésil (en collaboration avec Andrea Lessa Pinto, Musée National / Université Fédérale de Rio de Janeiro & Patricia Deps, Université de Vitoria, Espirito Santo). Ce cimetière est associé à deux contextes : a) les Africains réduits en esclavage et les afro-descendants qui travaillaient dans les fermes voisines, ce qui implique d'éventuelles contributions génétiques non africaines (métissage à déterminer sur le plan génétique) ; et b) les esclaves africains nouvellement arrivés, importés après 1850, lorsque leur entrée au Brésil était interdite et qu'il n'était plus possible de les décharger dans les ports des grandes villes, comme Rio de Janeiro.
- Cimetières d’esclaves des Antilles françaises (Anse Sainte-Marguerite & Capesterre-Belle-Eau, Guadeloupe ; Anse Bellay, Martinique) et de Guyane (Torcy) en collaboration avec l’INRAP)
- Ossuaire d’esclaves de La Fossette, Cap Haïtien, Haïti (en collaboration avec Erol Josué, Bureau National d’Ethnologie, Port-au-Prince)
- Puits-nécropole d’esclaves de l’habitation Galifet, Cap Haïtien, Haïti, (en collaboration avec Erol Josué, Bureau National d’Ethnologie de Port-au-Prince)
Axe #3 Histoire
Que peut apporter le dépouillement et la compilation des données autour de l’esclavage issues des archives (Déclaration des esclaves venus en métropole, Journaux de bord des bateaux négriers, Minutier central des notaires de Paris sur les marchés de vente / listes d’esclaves / plans des plantations indiquant le positionnement et la surface des casemates d’habitation et du cimetière), des gazettes (mouvements des navires, quantités d’esclaves embarqués/débarqués), des récits de voyage, de la littérature (Voltaire, Malesherbes, Olympe de Gouges, Germaine de Staël, Condorcet, la duchesse de Duras, Rousseau, Raynal, Aphra Behn, Picquenard, Montesquieu, Diderot, Labat, etc.) et des correspondances (16e-19e siècles) ? Par la réalisation d’inventaires et d’analyses à large échelle sur ces sources diverses, on essaiera de préciser la réalité tant démographique que géographique des vagues successives de la traite négrière transatlantique.
Ces travaux seront portés par un séminaire annuel d’étude dirigé par Valérie André (Université
Libre de Bruxelles & Académie Royale de Belgique), et des analyses portées par les Archives Nationales et la Bibliothèque Nationale de France (Paris), en lien avec Trans-Atlantic Slave Trade - Database (https://www.slavevoyages.org) hébergé par Rice University, Houston, USA.
Les contextes chrono-culturels de l’esclavage transsaharien arabo-musulman et de l’océan Indien ne font pas partie de l’emprise de cette chaire, mais pourront y être intégré à l’occasion de son renouvellement au-delà du premier quadriennal (>2029).
Il n’est pas prévu de créer un diplôme ex-nihilo autour du thème de la chaire, mais de faire de celle-ci le thème majeur de diplômes déjà existants au sein des universités partenaires (archéologie, histoire, littérature, droit, anthropologie, biologie & médecine), : Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) / Paris-Saclay (France), Université Libre de Bruxelles (ULB) (Belgique), Université d’Abomey-Calavi (Bénin), Université Félix Houphouët Boigny, Abidjan (Côte d’Ivoire), Université Fédérale de Rio de Janeiro (Brésil) et Federal University of Espirito Santo, Department of Social Medicine. Vitoria (Brésil).
Nous chercherons à intégrer d’autres partenaires au cours du développement de cette chaire, dont la présence nous semble indispensable, à commencer par les Archives Nationales d’Outre-Mer (ANOM, Aix-en-Provence) et la communauté des enseignants/chercheurs et des conservateurs des sites historiques du Sénégal (Gorée principalement, mais aussi les sites décrits par le professeur Mbay Guèye dans Sites liés à la traite négrière et à l’esclavage en Sénégambie. Pour un tourisme de mémoire. Paris, Unesco, 2005).
Impact
Cette chaire vise à développer et croiser les connaissances issues des champs de l’anthropologie, de l’archéologie et de l’histoire (donc la culture) pour la citoyenneté.A l’échelle régionale et mondiale, des liens seront faits avec les institutions en charge de la recherche et du souvenir autour de la traite négrière transatlantique : Maison des esclaves de l’île de Gorée (Sénégal), Mémorial ACTe (Guadeloupe), Musée & Mémorial de l’abolition de l’esclavage (Nantes, France).
A l’échelle locale, nationale et mondiale, des interventions dans les classes (primaire & secondaire) et lieux d’éducation seront organisées dans les pays partenaires (Bénin, Côte d’Ivoire, Cameroun, Ghana, Ile de Sainte-Hélène, Haïti et France : Antilles & Guyane) ; le réseau des Instituts Français / Alliances Françaises et la Région Ile-de-France constitueront un appui réel. Des relais politiques (présentation des résultats devant des commissions ministérielles et parlementaires) seront mis en place pour un apport direct et concret aux instances d’état dans les pays partenaires.
A l’échelle internationale, un colloque scientifique interdisciplinaire sera organisé à l’Unesco en cours de 4e année (2029), ainsi qu’une exposition originale (itinérante avec point de départ : Musée d’Anthropologie de Monaco) et un remodelage de l’exposition/archéocapsule « Archéologie de l’esclavage » de l’INRAP avec itinérance française et francophone.
Direction
Directeur : Philippe Charlier (LAAB, Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, France)
Co-directeur : Didier N’Dah (Département d’archéologie, Université d’Abomey-Calavi, Bénin)
Co-directeur : Didier N’Dah (Département d’archéologie, Université d’Abomey-Calavi, Bénin)
Partenaires
Les contacts et laboratoires partenaires principaux seront :
- Erol Josué, Bureau National d’Ethnologie de Port-au-Prince (Haïti)
- Mélanie Clément-Fontaine, Laboratoire DANTE, UVSQ (France)
- Michel Dancoisne-Martineau, Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères (France)
- Hélène Timpoko Kienon-Kaboré, Université Félix Houphouët Boigny (Côte d’Ivoire)
- Pearl Lamptey, Department of Archaeology and Heritage Studies, Accra (Ghana)
- Didier N’Dah, Département d’archéologie, Université d’Abomey-Calavi (Bénin)
- Andrea Lessa Pinto, Musée National / Université Fédérale de Rio de Janeiro (Brésil)
- Patricia Deps, Université de Vitoria, Espirito Santo (Brésil)
- Jean-Blaise Kenmogne, Université Évangélique, Bafoussam (Cameroun)
- Valérie André, Université Libre de Bruxelles (Belgique)
- Frédéric Manfrin & Charles-Eloi Vial, Bibliothèque Nationale de France (France)
- Isabelle Bretthauer, Thierry Sarmant & Romain Le Gendre, Archives Nationales (France)
- Elena Rossoni-Notter, Musée d’Anthropologie (Monaco)